MANAGER D’ARTISTES



Réalité du Management

04.jpgDans l’écrasante majorité des cas, les managers d’artiste effectuent un travail harassant pour un salaire de pacotille. Attendu que les artistes, dans plus de 80 % des cas, ne vivent pas de leur métier, comment leur manager, qui ne perçoit, au mieux, que 25 % de leur misère, pourraient-il  en survivre ?

De là vient l’extrême rareté des managers. Mais aussi de lourdes conséquences pour les artistes. Car du caractère pratiquement bénévole du management découle un effet pervers, la majorité des chanteurs finissant par s’habituer (il ne faut pas de grands efforts) à ce qu’on travaille bénévolement pour eux.Il s’ensuit souvent que certains artistes en arrivent à mépriser secrètement leur manager dans un raisonnement qui a l’apparence de la logique : d’une part, ils les jugent incapables puisqu’ils n’arrivent pas à générer les revenus que leur talent mérite ; d’autre part, ils voient la preuve de cette stupidité dans leur acceptation de travailler pour des peanuts. L’affaire est ainsi faite, mais ces artistes gardent néanmoins leur manager comme on conserve une baby-sitter hippie en attendant d’en trouver une allemande.

Quand vient tout à coup une somme d’argent, ils se trouvent pris d’une crampe au poignet qui les empêchent de signer le chèque. Non point qu’ils veuillent voler quiconque, bien sûr : la majorité des gens qui font du mal se persuadent qu’ils font du bien. Mais ils trouvent d’excellentes raisons que le manager de Pavarotti décrivait ainsi : «vous voulez savoir ce qu’il y a de plus pénible dans le métier d’agent? Essayez de toucher vos 10 %  une fois que votre artiste a chanté. Une fois qu’ils ont chanté et qu’ils ont eu un grand succès, ils vous oublient complètement. Ils pensent que c’est à leur voix magnifique qu’ils doivent  tout. Le fait que vous ayez travaillé dur pour leur faire gagner cet argent est souvent omis. Ils oublient qu’une partie de ces gains vous appartient. « Oh, disent-ils,  j’ai un emprunt à rembourser. J’avais besoin d’un costume neuf. J’ai dû acheter ceci, ça et autre chose.Je regrette beaucoup que les chanteurs ne prennent pas davantage la peine d’observer – au moins – comment leurs managers se démènent. Ils ne le font pas par stupidité mais par vanité : la contemplation de ces efforts leur paraîtrait la preuve de leur insuffisance artistique. Dans le meilleur des mondes, en effet, le talent devrait suffire; la seule exposition au monde de leur voix, de leur beauté, de leur charisme fluorescent devrait rassembler les foules. Dès lors, étudier les marchandages, les insistances, les renvois d’ascenseur leur paraît du plus haut mauvais goût.

Mais ou puisent-ils une pareille certitude? Pourquoi n’examinent-ils pas la vie de génies tels que Beethoven,  Schubert, ou Bach ? S’ils réfléchissaient un peu, ils se rendraient même compte que, dans une certaine mesure, plus le talent est grand, plus il faut de temps pour l’imposer.

Conclusion : Quand un artiste connaît la gloire il dit que c’est grâce à son talent et quand ça ne marche pas ou plus c’est de la faute de son manager…


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